L'année 2010 aura été particulièrement faste dans l'hémisphère de la mode masculine. D’un continent à l’autre, les designers de la nouvelle génération y auront fait une percée plus que significative.
En rafale et en images, les collections et créateurs qui se seront particulièrement démarqués cette année, sur la scène internationale de la mode masculine.
1) Asger Juel Larsen (Royaume-Uni)
2) Siki Im (New York)
3) Agi & Sam (Royaume-Uni)
4) Hare (Japon)
5) Laitinen (Finlande)
6) Anntian (Allemagne)
7) Jean // Philip (Danemark)
8) Katie Eary (Royaume-Uni)
9) Dimitri Petrou (Grèce)
10) Rapahel Hauber (Allemagne)
11) Ronan Pecher (France)
12) Jehee Sheen (Corée du Sud)
13) Laitinen (Finlande)
14) Zambesi (Nouvelle-Zélande)
15) Nom de Guerre (New York)

François Van Hoenacker
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Crédit photos : The fashionisto
Lorsque le rêve devient réalité, plusieurs ne se doutent pas que la réalité est ce qu’elle est et que le rêve n’est en fait qu’une vision idéalisée du métier. La profession de styliste reste encore un mythe qui mérite d’être élucidé. C’est ce qu’a brillamment fait Azamit le temps d’une récente conférence à l’École Supérieure de Mode de Montréal.
De l’expérience, elle en a. Azamit exerce le métier de styliste depuis plus de douze ans. Ses études en design au Collège LaSalle l’ont amené à faire un stage à Paris, où elle a travaillé pour nulle autre que Nina Ricci. Un stage qui a été des plus bénéfiques, puisque cette expérience lui a fait comprendre que le métier de designer n’était pas ce dont elle souhaitait véritablement : « Les designers doivent penser à tout : non seulement à leur compagnie, mais également au marché, à la clientèle cible, à la fidélisation de l’image de marque…Il s’agit d’un processus que je considère trop restreignant et qui ne permet pas une assez grande marge de liberté ». C’est à ce moment qu’elle refait ses valises et s’installe à nouveau à Montréal. Ce qui l’intéresse : le stylisme. Après avoir été assistante-styliste durant plus de deux ans, Azamit décide de se lancer et voler de ses propres ailes. Depuis, elle enchaîne bon nombre de contrats, dont ceux des renommés magazine ELLE QUÉBEC et ELLE CANADA.
« Ce que j’aime particulièrement du métier de styliste, c’est de sautiller d’un projet à l’autre, de passer d’un style militaire à un style sportswear, et d’ainsi avoir la possibilité de proposer quelque chose d’unique d’un personnage à l’autre », admet-elle avec passion. Elle poursuit en affirmant que dans les débuts de sa carrière, elle avait comme habitude d’habiller les mannequins des looks qu’elle-même adopte pour se vêtir. Cependant, au fil des années, chaque styliste se défait de cette habitude et finit par comprendre que le but du jeu est de « triper toutes les tendances, et ce, avec une vision unique de la femme et une touche personnelle, celle qui fait toute la différence », conclut Azamit.
Le rôle d’un styliste ou d’un éditeur de mode (terme utilisé en France) est multiple. Par exemple, Azamit peut offrir ses services à un designer souhaitant concrétiser sa collection. Elle lui portera main forte en déterminant avec précision la ligne directrice, elle procédera au triage des vêtements ne gardant que ceux véritablement utiles pour la l’image de marque, etc. Le tout, afin de proposer aux consommateurs une vision judicieuse et pertinente de chaque morceau. On dira alors qu’elle est une styliste de mode. Ce type de stylisme comprend également l’élaboration de diverses campagnes, d’éditoriaux et de look books.
Il y a également les stylistes de publicités, dont la majorité du temps les contrats sont des commerciaux. L’approche est très différente, puisqu’il s’agit d’une demande plus catégorique et précise (ex. il faut habiller les personnages d’une publicité d’Air Canada).
Ce type de stylisme rejoint également le rôle de costumier, où un styliste sera amené à habiller les personnages d’une pièce de théâtre après avoir étudié leurs différentes caractéristiques. Le rôle de costumier implique une démarche beaucoup plus longue et un travail dicté principalement par des capacités budgétaires du projet.
Pour terminer, plusieurs vedettes et personnalités publiques comptent également sur l’appui d’un styliste personnel, de ce qu’on appelle, « un styliste d’artiste ». Que ce soit pour des soirées mondaines, des galas, des vidéoclips, etc. Le but est de créer à l’artiste une image qui lui est propre, tout en optant pour une approche des plus personnelles face à cette clientèle haut de gamme.
Tout au long de sa conférence, Azamit s’est faite bien claire : pour réussir, la clé du succès d’un styliste est la créativité et l’organisation. L’un ne va pas sans l’autre. Au niveau de la créativité, il est important d’avoir ce qu’elle appelle « l’œil de la sélection », ce qui implique avoir la capacité de sélectionner des items qui sont photogéniques et d’autres qui ne le sont pas. Il est important de demeurer à l’affût des tendances, et ce, saison après saison. Azamit aime bien consulter ce qu’elle appelle « la bible », soit le site web STYLE.COM. Elle puise également son inspiration à travers différents artistes, blogues (dont The Startorialist) et personnes qu’elle croise dans la rue. Selon elle, il faut être sensible à plusieurs domaines : l’architecture, l’art, la musique, la décoration, le design, etc. Azamit poursuit en disant que ce qui différencie une excellente styliste d’une autre est son habileté à doser un look, en évitant que l’agencement des pièces ne tende vers l’exagération. Du point de vue de l’organisation, Azamit prend l’exemple de la préparation d’un shooting pour illustrer ses propos. Elle souligne que 80% du temps est alloué à l’organisation et 20% consacrés à l’angle créatif. L¬’organisation implique l’élaboration d’un concept suite à la demande d’un directeur artistique. Par la suite, il y a la recherche qui est une étape primordiale. Comment amener cette simple petite chemise blanche en un élément de renouveau? Comment l’exploiter de manière originale? S’ensuit à cela la réservation des pièces, qui consiste en une série d’appels dans différentes boutiques et showrooms, tant à Montréal qu’à New York. Le styliste doit également se soucier du bon acheminement des items, et de leurs retours respectifs.
Une bonne organisation qui doit parfois faire place à une certaine ouverture d’esprit. Comme le précise Azamit, il est important de passer par-dessus nos goûts lorsqu’on propose différents looks. Il faut s’attendre à être assez flexible quant aux demandes de chaque client ou directeur artistique, qui ont parfois tendances à changer d’avis à la dernière minute et parfois la journée même du shooting ! Garder son sans froid et apprendre à négocier, voilà le secret.
Azamit se considère chanceuse d’être où elle est maintenant. De pratiquer un métier qui la passionne. Et pour y arriver, elle a travaillé d’arrache-pied. Sa première collaboration à ELLE QUÉBEC, elle l’a obtenue en appelant quotidiennement dans les bureaux, alors qu’elle espérait qu’une ouverture se pointe. C’est ce qui arriva, alors qu’un des employés du magazine devait quitter pour un congé de maternité. Azamit a profité de l’occasion pour faire la rencontre de Denis Desro (rédacteur en chef mode d’ELLE QUÉBEC) et de plusieurs photographes; des personnes aptes tout comme les divers clients et boîtes de pub, d’offrir des contrats aux stylistes.
Certes le métier de styliste fait rêver. Il est facile de ne voir que le côté glamour de la profession. Cependant, comme tout autre métier, la compétition est forte, d’autant plus qu’il s’agit d’un milieu très renfermé. Azamit mentionne qu’il est important de bien balancer les choses, alors qu’il est facile de tomber dans un cercle vicieux et malsain. Il est primordial de se rappeler que l’univers montréalais se caractérise par un marché des plus étroits, ce qui signifie qu’aucune chance supplémentaire n’est donnée aux stylistes : « Ça passe ou ça casse ! » ajoute Azamit, une jeune femme dont on retient une rigueur et une passion inégalable du métier.
Vous trouverez diverses photos d'un des shootings auxquels elle a collaboré pour ELLE CANADA: http://www.magxone.com/elle/elettra-rossellini-elle-canada-may-2010/
La tendance n’est que vent et les mannequins ne sont que temps. L’ère de la mode est bien souvent associée à des enchaînements de styles, des icônes, des visages…Un visage qu’on a découvert, un visage que plusieurs ont gagné à découvrir est celui d’Abbey Lee Kershaw.
Une jeune australienne découverte en 2004, alors qu’elle remporte le concours Girlfriend Model Search. Par la suite, elle décide de prendre sa carrière de mannequinat au sérieux et déménage à Synder où elle a des contrats pour des agences locales.
Elle pose ensuite pour des publicités de H&M et Levi’s avant de s’installer définitivement à New York en 2006, où elle signe un contrat avec l’agence Next Management. Un an plus tard, sa carrière prend une envolée impressionnante, alors qu’elle prend la pose pour nulle autre que Mario Testino (pour Dolce & Gabanna), Steven Meisel (pour Calvin Klein), Inez van Lamsweerde et Vinoodh Matadin (pour Gucci).
En 2007, le site Model.com la qualifie de « Next Superstar ». En 2008 sa carrière prend définitivement son envol, lorsqu’elle clôture les prestigieux défilés de Diesel, DKNY, BCBG Max Azria, Diane von Futenberg, Jill Stuart. Même chose en 2009, pour les défilés de Fendi, Lanvin, Matthew Williamson et Versace alors qu’en 2010, ce sera pour le défilé Haute Couture printemps-été de Chanel, pour le défilé de Diesel, John Rocha et Gareth Pugh.
Aujourd’hui elle a 23 ans, elle fait partie de l’agence Next et elle se classe au cinquième rang du top 50 des mannequins féminins les plus populaires, toujours selon le renommé site Models.com. Son minois de poupée, ses perçages et tatous lui confèrent un look unique, qui la propulse dans les plus hautes sphères du milieu de la mode. Voici une rétrospective d’une jeune carrière dont l’ascension fût plus que fulgurante.
Abbey Lee Kershaw est partout, et pour le démontrer, voici les publicités AUTOMNE-HIVER 2010 les plus importantes dans lesquelles elle se retrouve : Chanel, Alexander Wang, Mulberry, Calvin Klein, Moussy, Anna Sui, Jaeger, H&M, Gap…
Abbey Lee Kershaw connait une carrière internationale et les nombreuses couvertures qu’elle a faites pour VOGUE en sont la preuve.
Abbey Lee Kershaw connait une carrière internationale et les nombreuses couvertures qu’elle a faites pour VOGUE en sont la preuve.
Plusieurs autres magazines l’ont choisie pour leurs éditoriaux. Parmi eux se retrouvent V Magazine, Dazed & Confused, Numéro, Harper’s Bazaar, Pop magazine, W Magazine, Allure…
Certes il y a les éditoriaux, mais elle prête également son visage à des campagnes publicitaires de parfums, notamment pour FENDI et Flora de GUCCI (pour qui elle devient officiellement l’égérie en 2009).
Elle a également participé aux défilés de Victoria’s Secret en 2008 à Miami et en 2009 à New York. Parlant de New York, on la retrouve aussi entourée des plus grands mannequins actuels pour la campagne de l’événement FASHION’S NIGHT OUT 2010.
Un visage à reconnaitre et un nom à se souvenir : Abbey Lee Kershaw
Coco Chanel est l’égérie des années 50 et Lagerfeld est le génie des temps modernes. La première a une philosophie du vêtement innovatrice et le deuxième s’en inspire pour transformer une simple passerelle en un univers fantaisiste, dépassant alors les frontières des défilés standards. Les décors imaginés par Lagerfeld pour les différentes présentations des collections Chanel sont bien plus que de majestueuses réalisations architecturales. Ils racontent une histoire et nous fait une lecture métaphorique des nombreuses pages de la vie de Chanel. Il était une fois, au Grand Palais de Paris, les cinq décors les plus évocateurs et prestigieux de Lagerfeld…
Tranportons-nous en 2008 pour collection Prêt-à-porter Automne-Hiver. Lagerfeld laisse l’univers médiatique de la mode sans mot, en introduisant un immense carrousel au centre du Grand Palais. Un carrousel des plus chics, orné de perles, chapeaux, boucles…Les accessoires phares du look de Coco.
Une saison plus tard, lors du défilé Haute Couture Printemps-Été 2008, on retrouve au défilé bien plus que des accessoires, mais bien la pièce phare de la Maison Chanel, soit le tailleur en tweed. Cette création emblématique de Chanel représente le mouvement avant-gardiste qu’elle a su insuffler avec brio au monde de la mode. Ce tailleur à quatre poches d’inspiration militaire incarne le confort, la masculinité et l’utilisation de matières inédites, alors proposées à la silhouette féminine de l’après-guerre. Au fil de ses collections, Lagerfeld se plait à réinventer le tailleur sous toutes ses coutures, tout à lui redonnant un look des plus actuels.
Déplaçons-nous pour le défilé Haute Couture Automne-Hiver 2009, toujours au Grand Palais de Paris. Cette fois, une série de flacons s’enchainent, allouant à l’ambiance une allure épurée. Ils représentent Chanel No 5, créé par Ernest Beaux en 1921. La commande de Coco était alors bien simple : concevoir un parfum qui sent la femme et qui est composé d’odeurs synthétiques. Une première dans le monde de la parfumerie. Également, ce n’est pas un jeu d’hasard si le parfum porte le nom No 5. Beaux a présenté à Chanel deux séries de parfums. La première numérotée de 1 à 5 et la deuxième de 20 à 24. Chanel retient le flacon numéro 5, mêlant les odeurs d’ylang-ylang, de jasmin, de rose de mai, d’iris et de néroli. Et c’est d’ailleurs cette même qu’elle lança sa cinquième collection. Le parfum est connu et porté par les plus grands. La preuve, lorsqu’on demanda à Marilyn Monroe en 1953 ce qu’elle portait au lit, elle répondit immédiatement : Why, Chanel No. 5 of course!
L’histoire de Chanel ne serait pas la même sans cette fameuse bâtisse située au 31 rue Cambon à Paris, le centre de l’univers de Chanel. Une façade qui illustre la passerelle du défilé Prêt-à-porter Printemps-Été 2009. Lagerfeld imagine alors cette reconstruction de type conceptuelle à l’échelle près, de ce lieu mythique. C’est en 1921 que Chanel s’y installe. Maintenant on y retrouve au rez-de-chaussée les vêtements prêt-à-porter, au premier étage se retrouve ceux de haute-couture, au deuxième étage les appartements luxueux de Coco et finalement au troisième étage, les différents ateliers de Lagerfeld.
Un décor grandiose pour un dénouement parfait. Le tout dernier présenté au Grand Palais, pour la collection Haute Couture Automne-Hiver 2010. Le public se voit alors confronté à un immense lion doré, dont la hauteur s’élève à plus de 18 mètres. On retrouve sous la patte à l’avant gauche de la bête une immense perle; l’endroit où les mannequins sortent pour défiler. Rappelez-vous que rien n’est une question d’hasard pour Lagerfeld, le lion étant le signe astrologique de Coco, née le 19 août 1883. Nombreux sont les statuettes réunies dans ses appartements au 31 rue Cambon. Qu’ils soient en argent, en bronze, en bois ou albâtre, le lion occupe une place prédominante dans les superstitions et croyances de Chanel. Permettez-moi également d’ajouter que le Lion se trouve à être pas moins que le cinquième signe zodiaque, faisant un lien direct avec le légendaire parfum. Le Grand Palais se voit alors transformé en arène, où l’esprit de Chanel règne sous la dorure de la force et la créativité d’un artiste sans borne, Lagerfeld.
Vidéo du making-of du dernier décor abordé :
Voir la vidéo
Le mois d’août marque la parution d’un ouvrage photographique exclusif, d’un recueil dont tout grand collectionneur et passionné de mode se doit de feuilleter, ou même posséder : Kate Moss by Mario Testino, de la maison de publication Taschen. Cette édition spéciale illustre une sélection de plus de 100 clichés provenant directement des archives personnelles du renommé photographe. Le tout est accompagné d’un avant-propos de Testino et d’un essai écrit par Moss elle-même. Kate Moss by Mario Testino fait suite à Kate Who?, une exposition d’œuvres photographiques de cette femme d’allure underground, se déroulant depuis juillet dernier dans deux galeries londoniennes distinctes : Phillips de Pury & Company et The Saatchi Gallery.
Ces deux lancements évoquent d’une manière concrète bien plus qu’un enchaînement de simples collaborations. Ils célèbrent une amitié unissant depuis plus de deux décennies Moss et Testino (www.mariotestino.com). Voici ce que ce dernier rapporte de leur toute première rencontre : « J’ai rencontré Kate Moss très tôt. Juste après son premier défilé Galliano, je suis allée en coulisse pour la féliciter (…). » S’ensuit à cela une comparaison plutôt intéressante qu’a émise le photographe à la jeune britannique : « Tu es un parfum, tu es faite pour durer, et durer encore. » Quelques années plus tard, Moss souligne avec reconnaissance les vertus du photographe, la différence et mais aussi l’influence qu’il a octroyée à sa carrière : « Mario m’a rendue plus glamour. Avant, j’étais juste une fille un peu grunge, mais il m’a vue différemment (…). C’est sûr qu’il a changé la vision que les gens avaient de moi en tant que mannequin ».
Si Mario Testino est un des noms importants à retenir dans le parcours professionnel de Kate Moss, deux autres noms méritent également d’être soulignés. Deux femmes, qui ont eu un coup de foudre pour la jeune fille originaire de Croydon, alors âgée de quatorze ans. La première porte le nom de Sarah Doukas, fondatrice de Storm Model Management (www.stormmodels.com). Cette dernière repère Moss, en 1988, dans l’aéroport new-yorkais JFK : « J’ai vu ses magnifiques pommettes. Elle avait une allure éthérée, un côté presque translucide (…). Elle avait beau être plus petite que les autres, je savais que je tenais quelque chose. Peu après le décollage, j’ai envoyé Simon (son collègue) lui donner ma carte d'affaires. » Le père de Kate est alors très favorable face à ce projet mannequinat, contrairement à sa mère, qui craint alors une possible arnaque. En dépit de cela, c’est aux côtés de cette dernière que Moss se rend à l’agence Storm pour la signature du contrat et la prise de photos.
Les deux premières années de mannequinat de Moss demeurent plutôt tranquilles. Outre quelques contrats ici et là, son style frêle et sa moue désabusée ne rejoignent pas les stéréotypes du moment. Les images véhiculées dans les journaux et magazines reflètent des images inatteignables et du glamour à profusion; des concepts auxquels la photographe Corinne Day (www.corinneday.co.uk/), la deuxième personne phare dans la vie de Kate, refuse d’adhérer : « On ne jurait que par l’artifice; délibérément, j’ai pris la direction opposée ». Une amie lui parle donc du magazine The Face, un mensuel underground créé en 1980, qui allie l’art, la musique, et les micromouvements de mode. Day ne perd pas temps et rencontre Phil Bicker, le directeur du magazine. Elle le convainc alors qu’elle est la personne ressource pour représenter en photos un alternatif londonien en pleine mouvance. Day fait le survol de plusieurs agences pour enfin se retrouver chez Storm, subjuguée par le polaroïd de Moss. Day se remémore à travers le physique de la jeune fille les souvenirs de ses jeunes années de mannequinat : « Il y avait sûrement une pointe de narcissisme de ma part (…) Je me suis dit qu’elle avait dû traverser les mêmes choses; d’une certaine façon, je voulais l’aider ».
Peu de temps après, Kate se rend, avec Corinne Day et la styliste Melanie Ward, à Camber Sands dans l’East Suxxex au sud de Londres. À l’horaire? Shooting photo pour The Face et le numéro de juillet 1990, « The Third Summer of Love ». Une édition spécialement orientée vers la culture acid-house, où le minois de Moss en donne rapidement le ton : « Les vêtements et le maquillage, ce n’est pas le sujet de Kate. Le sujet, c’est elle. Ce réalisme lui va mieux qu’à n’importe quel modèle », exprime Corinne Day. Il s’agit d’une deuxième couverture à vie pour la modèle, qui est alors exposée avec des plumes indiennes, des taches de rousseur à profusion et un sourire béat.
Cette couverture fait également place à une série de photos où l’absence de pudeur est entremêlée aux traits enfantins de Moss, dissimulant alors ses seize ans. Indiscret, ce numéro ne passe pas inaperçu chez les adeptes d’avant-gardisme. Des adeptes portant entre autres les noms du célèbre couturier Marc Jacobs et du photographe Willy Vanderperre, deux personnes dont les destins ont vite fait de croiser celui de Moss. Après plus de vingt ans de carrière, voici ce que Kate Moss révèle de cette édition : « Maintenant j’apprécie ces photos, elles sont parmi mes préférées même si je suis horrible là-dessus ». Ce fut pourtant cette toute première couverture, ce singulier visage The Face, qui marquera l’envol de cette femme aux mille et un visages, aux mille et un virages…
Sources :
Taschen, Kate Moss by Mario Testino
Kate Who?
De Milan à Paris, on pouvait voir en juin dernier défiler l'œuvre des créateurs en matière de mode masculine pour la saison Printemps / Été 2011. En rafale, voici les accessoires, proportions et propositions clés pour Hommes pour la prochaine saison estivale. Cela dit, d'ici là, rien ne nous empêche de s'en inspirer dès maintenant, question de prendre les meilleures décisions (si cruciales!) lors de la prochaine séance shopping.
Sans plus tarder, voici donc les tendances les plus fortes en matière de mode masculine pour les saisons à venir :
1) Chez Gianfranco Ferré et Acne, on constate que la Ankle boot façon Damir Doma (vraisemblablement la prochaine desert boot), de même que les chapeaux bohos sont omniprésents.
2) Yves Saint Laurent et Givenchy : On l'attendait déjà depuis quelques saisons, mais voilà qui est fait : Stefano Pilati et Riccardo Tiscci confirment de façon officielle (et bien assumée d'ailleurs) le retour de l'animal print chez l'homme tantôt sur fonds noirs, blancs et au naturel, carrément!
3) Paul Smith, Louis Vuitton et Jil Sander: Tendance Rock velours (Sonia Benezra en moins), ou l'omniprésence d'imprimés floraux, le tout sur fond manifestement rock (ou classe affaires, c’est selon).
4) Rick Owens et Raf Simons : Deux univers pourtant distincts, et une seule et unique tendance : Proportions revues et corrigées (et une base plus-que-volumineuse) pour les saisons futures.
5) Thom Browne et Yohji Yamamoto: Les bas portés (fièrement!) et en hauteur demeurent une proposition esthétique clé pour les deux créateurs (maquillage en option).
6) Yves Saint Laurent et Calvin Klein: Les hauts coupés à la taille et déconstruits et les ceintures ceintrantes demeurent également une tendance lourde pour Printemps 2011.
7) Jil Sander et Prada : Haute en couleurs, ou le retour officiel des couleurs (à haute intensité de surcroît!) chez Prada et Sanders.
8) Burberry Prorsum, Emporio Armani et Neil Barrett: Comme une suite logique à la dernière saison, les khakis, cuirs, ainsi que le militarisme demeurent omniprésents (fourragères et tressages militaires en option, pour plus de crédibilité).
Voilà donc pour les tendances masculines les plus importantes pour Printemps / Été 2011. Il va sans dire, on a déjà très hâte de voir ce que nous réserve la prochaine semaine de la mode à New York chez l’homme, qui aura lieu dès septembre.
Difficile de croire que les tendances pour la prochaine saison ont été définies il y a de cela plusieurs années. Si elles semblent imposées par les grands bureaux de style, qu’en reste-t-il de la réceptivité du consommateur contemporain?
Le retour massif du denim et des couleurs « nude » seront de la partie pour le printemps-été 2010. Dans les défilés nous le constations, dans les magazines nous le lisons et les amateurs de mode nous le répèteront. Pour certains, suivre les tendances est synonyme de modernité et pour d’autres, les négliger présage la singularité. Les comportements paradoxaux des consommateurs extrapolent l’interdépendance de la mode face aux courants sociaux. Des tendances qui résultent à priori d’études sociologiques, anthropologiques et de marché.
Les dépisteurs de tendances : maîtres de la création méthodologique
Présents sur la scène internationale dès le début du XXe siècle, les bureaux de style ont comme mandat de stimuler la création de nouveaux concepts. Leur aptitude à l’innovation leur permet d’assister et d’aider de grandes entreprises à détenir une longueur d’avance sur le marché et ainsi d’augmenter leur niveau concurrentiel. Parmi ceux-ci, on retrouve de grands noms parisiens tels CARLIN INTERNATIONAL, PROMSTYL, NELLY RODI, etc. Ces agences sont constituées de correspondants internationaux et de professionnels œuvrant dans le domaine du design, du stylisme, de la scénographie, du marketing, de la technologie, d’anthropologie, de sociologie et autres. Cette diversité leur confère un pouvoir autoritaire s’étalant sur plusieurs marchés: le textile, les cosmétiques, le prêt-à-porter, etc. Véritables globe-trotters, ils émettent des analyses démographiques, économiques, artistiques, politiques et technologiques. Pour se faire, ils s’inspirent grandement de nos réactions face à différents phénomènes sociaux. La créativité, la curiosité, la rigueur, l’audace et l’ouverture d’esprit doivent être de la partie. Ceci étant dit, une des principales difficultés de leur métier résulte dans la recherche de la longétivité et de la véridicité d’une tendance. Cette dernière peut être basée sur trois grands rythmes d’analyse : le court terme (trois à six mois à l’avance), le moyen terme (un à deux ans), le long terme (trois à cinq ans).
Les cahiers de tendances à l’ère d’une mode démocratisée
Les conclusions des dépisteurs sont schématisées à travers les cahiers de tendances. Publiés un an et demi à l’avance, ces cahiers mettent en lumière quatre à six courants prédominants de la saison traitée. Par exemple, NELLY RODI propose une vingtaine de cahiers, d’une soixantaine de pages, présentés chaque saison aux coûts se situant entre 2000$ et 4000$. Ceux qui en font l’utilisation? Les écoles de mode, les designers, les manufacturiers, les compagnies de cosmétiques et autres. Un tout autre discours se fait pourtant sentir chez certains designers québécois. Ying Gao (professeure à l’École supérieure de Montréal, designer et styliste conceptuelle) affirme que ces cahiers deviennent de plus en plus désuets : « Leur production n’est plus à jour et leur utilisation ne fait plus de sens en 2010 ». Selon ses dires, l’inspiration résulte davantage d’une curiosité portée à l’égard des phénomènes culturels. Les designers de l’étiquette de vêtement prêt-à-porter Annie 50 (Annie Chagnon et Amélie Gingras-Rioux) se défendent aussi de ne pas utiliser les cahiers de tendances lors de l’élaboration de leur collection. Elles trouvent plutôt leur inspiration chez les gens en général et elles émettent leurs idées sur ce dont elles ont elles-mêmes envie de porter : « Il va de soi qu’on est influencées par la tendance du moment, mais ça ne veut pas dire qu’on va les utiliser. Il s’agit plutôt d’une question de goût personnel. » Si l’utilisation de ces cahiers ne semble plus de mise aujourd’hui, Gao mentionne que c’est à cause de la société de plus en plus éclatée dans laquelle nous vivons. De ce fait, les nouvelles technologies et l’individualisme triomphant remettent en perspective la nécessité des modèles imposés par les dépisteurs. Ceux qui utilisent encore beaucoup ces cahiers sont les manufacturiers, qui recherchent des modèles plus concrets. Les designers d’Annie 50 renchérissent en soulignant que leur propre façon de suivre les tendances réside dans la sélection même de ce que proposent les manufacturiers:des tissus qui seront en vogue pour la saison appropriée à leur collection. Certes Montréal est un petit marché, mais il n’en reste pas moins que la métropole continue de faire ses preuves dans le domaine de la mode. Les filles d’Annie 50 soutiennent qu’il y a une belle réponse au niveau des gens locaux et Gao continue en émettant que le principal moyen d’inciter la clientèle à consommer localement est en faisant preuve d’un travail rigoureux et original. Et quelles seraient les tendances pour l’automne-hiver 2010? Annie 50 mentionne le tricot, la cuirette les paillettes et Gao second qu’en réponse à cette question, tout le monde a un peu tort et un peu raison.
Chamboulement dans la court des Grands du luxe et de la mode : après 7 années de bons et loyaux services en tant que créateur artistique des collections femmes pour la Maison Hermès, Monsieur Gaultier tirera sa révérence après les collections du printemps-été 2011. Exaspération d’y avoir été autant contenu et contraint? Quoiqu’il arrive, le bruit courait depuis trop longtemps pour qu’il s’agisse d’une simple rumeur… Hermès, qui possède tout de même 45% du capital de la Maison Jean-Paul Gaultier a préféré spécifier qu’elle conserverait ses parts tout en remerciant Jean-Paul pour ce qu’il aura apporté au cours de ces nombreuses années…
Ainsi, l’enfant terrible de la mode française aura maintenant tout le loisir de se concentrer sur son art et sa folie créative, laissant la place à Christophe Lemaire…
Qui est Christophe Lemaire ? Visage moins médiatisé que les grands noms, Christophe Lemaire possède une marque éponyme depuis 1991. Autodidacte, il a su imposer un nouvel aspect de ce que pourrait être un créateur contemporain, ayant effectué ses classes avec les plus grands : Christian Lacroix ou encore Yves Saint Laurent. Depuis 2001, il est l’homme derrière Lacoste.
C’est ainsi qu’une page se tourne… Après Martin Margiela le « fou », Jean-Paul Gaultier « l’exubérant », nous avons tous très hâte de voir quel qualificatif pourra être adossé à Christophe Lemaire…
Gripoix... Maison mythique fondée en 1869, elle incarne parfaitement la bijouterie haute-couture parisienne par excellence, pouvant s'enorgueillir d'avoir collaboré au cours des années avec de nombreuses maisons de coutures. De Chanel à Yves Saint Laurent en passant par Balenciaga, Dior, Givenchy, Balmain ou encore plus récemment Marc Jacobs, Gripoix a aujourd'hui retrouvé un renouveau en la personne de Marie Keslassy...
Ce fabuleux parcours illumine encore les plus belles tenues, celles de femmes élégantes, stars de cinéma, divas ou princesses de ce monde. Le style Gripoix ne se "cherche" plus: par un amour hors du commun de ce que représente le savoir-faire des petits artisans et leur rapport à l'essence même de l'art de la joaillerie, la bijouterie propose continuellement le luxe du détail, des fantaisies et de la créativité qui parfois dépasse même le travail des joailliers tant l’imagination et l’audace semblent régner pour l’amour de cet art.
Depuis l'année dernière, Gripoix propose une nouvelle série de bijoux, répartie en 5 catégories, toutes plus explicites les unes que les autres pour ce qui est de la clientèle ciblée. Les collections sont: Glamour, Mythique Parisienne, French Riviera, Tsarine et enfin Rock'n roll Attitude. Chaque ligne se déploie en colliers, sautoirs, boucles d’oreilles, manchettes, bracelets, chaînes, bagues, broches et ceintures mais aussi en accessoires de tête, peignes, épingles et diadèmes ainsi qu’un bracelet de cheville.
La créatrice met tout son cœur, depuis 2006, ainsi que son talent et son énergie pour concevoir et créer les nouvelles collections mais aussi pour développer la notoriété et l’image de la marque afin d’assurer la pérennité de la Maison. C’est une véritable passion pour tous ces savoir-faire et une fascination pour les trésors d’archives qui se sont emparés d’elle et qui ne la quitteront plus jamais.
Depuis, Gripoix resplendi de nouveau, pour le plaisir des yeux et pour celui de perpétuer une nouvelle histoire qui ne fait que commencer...
Bien que la métropole possède déjà ses quelques boutiques avec une intelligente sélection de vêtements pour hommes (Duo, Les Étoffes, Michel Brisson et Reborn notamment), tout bon fashionisto qui se respecte recherche, secrètement, certaines adresses où il pourra obtenir sinon l'exclusivité, quelque chose qui s'en rapproche davantage.
oici donc sans plus tarder quelques boutiques en ligne que vous pourrez visiter afin d'y dénicher des pièces (plus) exclusives que celles que l'on pourrait autrement retrouver à domicile... À condition, bien sûr, de bien vouloir garder le secret!
Oki-ni.com : Établie à Londres depuis 2001, Oki-ni offre une incomparable sélection de pièces exclusives pour hommes. De Rick Owens, Boris Bidjan Saberi, Damir Doma, Raf Simons, à Maison Martin Margiela, Oki-ni est plus souvent qu’autrement la première à distribuer les pièces issues des créateurs les plus éminents, et saura sans satisfaire une clientèle masculine des plus sélectives.
Yesstyle.com: L'entreprise japonaise peut s'avérer des plus intéressante pour les mordus de fringues high-end qui n'en ont pas forcément les moyens. Yesstyle saura satisfaire la gente masculine de bon goût, à moindre coût, à condition cependant qu'elle cadre avec le physique parfois fragile de nos amis les asiates. Pour les autres, sachez qu'il sera en revanche possible de trouver de magnifiques chaussures et accessoires qui vous feront comme un gant (sans mauvais jeu de mot, vraiment).
Oaknyc.com: Basé sur Manhattan et Brooklyn, Oak offre une sélection de vêtements franchement impressionnante. En plus de sa propre marque maison, nommée A.O.K. et s’inspirant des tendances d’avant-garde, Oak offre également une sélection de vêtements et accessoires de choix (Chronicles of Never, Chrishabana, Pleasure Principle, Bless, Hood by Air).
Asos.com : L'entreprise londonienne Asos, (oui comme dans « As seen on screen », précisément!), tient une sélection immensément vaste (et le mot est encore peut-être faible) de vêtements pour hommes, de Cheap Monday à Raf Simons, en passant par Acne, Comme des garçons et YMC. Encore une fois, la marque maison ASOS offre des valeurs sûres à prix dérisoires, le tout inspiré des tendances locales… presque trop beau pour être vrai!
Sevennewyork.com : La boutique new-yorkaise offre une hallucinante sélection de vêtements exclusifs, confectionnés par les plus brillants designers, et/ou sur l'acide - littéralement. Si vous êtes du type plutôt audacieux, vous serez servis à souhait: Bernard Willhelm, Jean-Charles de Castelbajac, Giuliano Fujiwara, Cassette Playa et Henrik Quinny y défilent l'un après l'autre, comme pour mieux émouvoir, surprendre, et parfois même faire sourire (vous saurez sans doute de quel ensemble je parle). Le mot statement prend ici tout son sens!
Autrement, pour ceux qui souhaiteraient découvrir encore davantage de boutiques en ligne, voici une liste (j’oserais dire exhaustive) d’adresses virtuelles qui valent certainement une mention d'honneur, et qu’il faudra impérativement visiter! :
PEGLEG NYC
TOPMAN (effectuant depuis peu la livraison en sol canadien)
Très bien shop
SSense
Bblessing
Dover Street Market
Dubuc Style
Reborn
South Willard
U&I
Assembly New York
The V Store
Farfetch.com
Ashtray
Aloha Rag
Azita
Eva New York
Alex and Chloe
Fatal
Freudian Kicks
Kronkron
Gravity Pope
Refinery29
Bespoke boutique
Creatures of Comfort
Blackbird
Steven Alan
Need Supply
Colette
CIRCUS STORE
Purest Cut
Shop Style
Yoox
OPENING CEREMONY
Gilt Groupe
Societe Anonyme
Daniel Jenkins
LUISAVIAROMA
Atelier New York
Fifth Avenue Shoe Repair
Wood Wood
KOKON TO ZAI
NagNagNagShop
En terminant, quelques précisions s’imposent. D’une part, n’oubliez pas de vérifier, avant de compléter votre transaction, les frais de livraison et les frais douaniers applicables. Sachez également que certaines boutiques virtuelles vous offrent la livraison gratuite à partir d'un montant raisonnable, et que vous pourrez profiter de certaines promotions et rabais exclusifs en vous abonnant à la liste d’envoi de certaines de ces adresses. Mais ce faisant, je préfère tout de suite vous mettre en garde: vous risquez vraisemblablement de dépenser encore davantage!
Il ne vous reste maintenant plus qu'une seule chose à faire : Allez hop, à vos claviers!
Depuis le 25 mars dernier et ce jusqu’au 8 août prochain, le musée de la mode d’Anvers présente ‘’Black. Masters of black in fashion and costume’’. L’exposition se veut en fait une rétrospective de la place de la couleur noir à travers les époques et ce grâce à des références au monde de l’art, l’histoire du costume et évidemment dans les collections des designers de la mode contemporaine. Elle se veut aussi un essai sur les possibilités du noir à travers de différentes matières et traitements. On fait aussi l’analyse de cette couleur à travers des pièces de designers tel Ann Demeulemeester, Yohji Yamamoto, Gareth Pugh, Olivier Theyskens, Riccardo Tisci pour Givenchy et bien d’autres. Évidemment, on y retrouve du Chanel, label phare qui révolutionna le monde de la mode avec la petite robe noire.
Parallèlement à cet événement, le boutique RA, un des espaces mode phare d’Anvers, rend son propre hommage au noir avec une sélection de vêtements actuels et vintage mais aussi à travers des installations. Une de celle-ci est une création du brillant Rad Hourani, designer arborant le noir comme couleur fétiche depuis ses tout débuts, qui se compose d’un blouson en cuir de sa collection automne-hiver 2010 avec une série de 50 photos présentant des différentes façons de le revêtir et ce à travers des transformations faites à la pièce grâce à des fermetures éclairs.
Alors Malgré ce que pouvait insinuer ma chronique du mois dernier, il y a peu de chances que nous verrons le jour où le noir sera détrôné. Longue vie au noir !
Musée de la mode d’Anvers : www.momu.be
Boutique RA : www.ra13.be
La mi-mars est là, le printemps est à nos portes, il est temps de délaisser nos Canada Goose, bottes Sorel et autre attirail que l’hiver québécois nous force à revêtir. La grisaille de février fait place à un ciel clair et bleu, teinte vers laquelle tournera aussi notre garde-robe pour les mois à venir. Septique ? Voici les faits : lorsque les collections printemps 2010 ont été présentés à l’automne dernier, le bleu était partout : Elie Saab, Dsquared, Marc Jacobs, Ungaro, D&G et j’en passe.
Bon nombre de designers ont aussi fait de la couleur de la mer leur teinte fétiche et ce parce que leur inspiration avait été puisé au fond de celle-ci. On note la présence des fonds marins dans les imprimés chez Emilio Pucci et les textures chez Iceberg. Sans oublier l’incontournable collection du défunt Alexander Mcqueen représentant dans tous ses éléments ,jusqu’au chaussures, la mer et sa faune.
Il est évident que lorsqu’on parle de vêtement bleu, on ne peut pas passer à côté du jean. Véritable pièce clé de notre garde-robe, les designers le ramène à l’avant-plan ce printemps. Que ce soit chez D&G, où on se la joue cowboy des temps modernes, ou bien chez Chloe, le look est clair : on fait fie des lois non-écrites et on porte le jean avec le jean ! Même Jean-Paul Gaultier ne passe pas à côté de la tendance en créant cette saison des pièces de denim en collaboration avec le géant du jeans, Levi’s.
L’équipe de marketing de chez H&M a bien reçu le mémo et a décidé de faire de sa campagne du printemps le porte-étendard de cette tendance en la titrant ‘’les bleus’’. On retrouve sur leur site internet une entière section dédiée à leur sélection d’items dans cette teinte : vêtements, accessoires, chaussures, tout y est. Voici d’ailleurs une vidéo qui s’y retrouve :
De plus, il est évident que pantalon moulant bleu vif que portait Serena Van der Woodsen lors d’un récent épisode de la série télévisée Gossip Girl, n’était pas un hasard mais bien un choix avisé des stylistes de ce phare télévisuel au niveau des tendances.
Alors, aurez-vous les bleus ce printemps ?
Sources Photos :
SERENA
MCQUEEN
CHLOE
D&G
DSQUARED
EMILIO PUCCI
ELIE SAAB
UNGARO
JPGGIRL
MARCBYMARC
JPGMAN
D&GMANJEANS et D&GMANSUIT
MARCJACOBSMAN
ICEBERG
Lundi 1er mars 15h30, Passe média en main, ma collègue et moi affrontons notre première semaine de la mode en tant que fières représentantes de Triptyqu3: Art-Fashion-Design. Première impression ; ciel que ce genre d’événement pousse certaines personnes à se créer un style qui ferait retourner les Gabrielle Chanel, Alexander McQueen et Yves Saint-Laurent dans leur tombe. Malgré la maladresse de certaines personnes, on a pu découvrir certains looks forts intéressants! Le mot d’ordre de la semaine ; les épaules proéminentes! De Nadya Toto en passant par Body Bag et Barilà, tous offraient des styles aux épaules travaillées. J’entends déjà ma mère maudire le retour de cette tendance qui, durant les années 90, faisait partie intégrante de sa garde-robe. Soyez prêts, c’est définitif, les épaulettes font un come back!
Cette 18e édition de la semaine de mode de Montréal, qui n’avait rien de révolutionnaire, fut toutefois très fructueuse quant à la découverte des nouveaux talents d’ici! Merci à l’organisation de nous avoir, une fois de plus, permis de découvrir de nouveaux créateurs débordants de talent et d’idées grâce au Showroom.
Nous avons pu y rencontrer plusieurs futurs collaborateurs avec qui il sera fort intéressant de travailler! Et quelle fierté d’apercevoir certains de nos anciens collaborateurs. Bravo spécial à Marie-Eve Emond de Betina Lou, designer de la collaboration de Janvier, qui a su une fois de plus se démarquer avec sa ligne rafraichissante aux allures très féminines!
Malgré une organisation quelques fois discutable, les défilés ont été intéressants et ont su, à quelques reprises, faire naitre en nous une rage de magasinage. Signe que nos designers d’ici on la « touch »! Nos coups de cœur? Sans contredit BodyBag par J.U.D.E avec ses couleurs neutres, son stylisme original et ses pièces accrocheuses, Barilà et son côté « rockstar », chapeau au onepiece en cuir et à l’utilisation de la paillette bleue. Les 2 sœurs ont osé et on aime ça! Que dire du grandiose Denis Gagnon avec sa collection à couper le souffle! Les pièces que nous offrait le designer nous confirmaient une fois de plus la créativité et le talent inné de ce dernier. En mixant le tissu mesh, les fermetures éclairs et le cuir, Denis Gagnon a clôturé la semaine comme un chef!
Mention spéciale aux mannequins qui, malgré certaines démarches hésitantes, ont su donner le meilleur d’elles-mêmes soir après soir, le tout grimpé sur des talons plus hauts que nature! Walk walk fashion baby work it move that bitch crazy…
A la prochaine SMM!
Au niveau de la blogosphère mode, la deuxième grande tendance, après celle du ‘’streetstylin’’, est les blogs de fashionista. Ces blogueurs, qui passionnés par la mode la porte, la regardent, la créent, l’admirent et par le biais de leur portail partagent leur états d’âme, inspirations du moment, photos, vidéos, etc. C’est de par leur blog respectif, que certains d’entre eux ont acquis un pouvoir de propagande incroyable et qui, par le fait même, sont devenus de véritables célébrités. Il est maintenant possible d’en apercevoir certains, assis première rangée à de multiples défilés. Voici donc quelques incontournables dans le domaine.
Tavi Gevinson: tavi-thenewgirlintown.blogspot.comDepuis qu’elle a commencé à bloguer, Tavi Gevinson est apparue dans de multiples publications dont le New York Times, Teen Vogue ou bien le Pop magazine dont elle a fait la couverture en août 2009. Elle collabore avec Borders&Frontiers afin de produire des t-shirt à son effigie qu’elle vend par le biais de son blog. De plus, son image à récemment définit la collection produit par Rodarte pour la chaîne américaine Target. Le hic : Tavi n’a seulement que 13 ans!
Pelayo Diaz: www.katelovesme.netÀ seulement 22 ans, Pelayo Diaz, qu’on surnomme Prince Pelayo, remue déjà le monde de la mode grâce à son blog dont le nom rend hommage à Kate Moss. Son style singulier et innovateur l’amène à se retrouver dans les pages du GQ, Nylon Guys, i-D magazine et bien d’autres. Parions qu’il secouera l’industrie à sa sortie du prestigieux collège Central Saint-Martins, à Londres, où il étudie en ce moment.
Bryan Boy: www.bryanboy.comD’origine philippinoise, celui qu’on connaît sous le pseudonyme de Bryanboy blogue depuis l’âge de 17 ans. Son blog attire chaque jour plus de 5000 lecteurs dont de nombreuses célébrités du milieu de la mode comme Marc Jacobs qui à nommé un des ses sacs à main ‘’BB’’ pour Bryanboy en hommage au blogueur.
Si vous préférez donner une saveur locale à votre consultation de blogs mode, voici quelques adresses de site bien de chez nous qui valent le détour :
www.alamodemontreal.com
lesbachelieres.com
www.montrealinstyle.com
ellemlamode.com
Blog selon wikipedia : un site Web constitué par la réunion de billets agglomérés au fil du temps et souvent classés par ordre antéchronologique (les plus récents en premier). Chaque billet (appelé aussi « note » ou « article ») est, à l'image d'un journal de bord ou d'un journal intime, un ajout au blog ; le blogueur (celui qui tient le blog) y délivre un contenu souvent textuel, enrichi d'hyperliens et d'éléments multimédias, sur lequel chaque lecteur peut généralement apporter des commentaires.
Depuis quelques temps maintenant, la blogosphère mode est devenu extrêmement massive et se trouve même à être un outil pour les designers, stylistes et autres professionnels œuvrant dans le domaine. C’est pourquoi mes deux prochaines chroniques traiteront de ce sujet mais sous deux différents angles. Ce mois ci, je développerai autour du thème du « streestylin ». Cette tendance a pris forme lorsque les photographes ont décidé de descendre dans les rues photographier les gens qui portent la mode et la crée par la même occasion, le peuple. Voici quelques blogs où vous retrouverez des experts en la matière.
Face Hunter
Blogueur: Yvan Rodic
Endroit: Londres
Description: À l’aide de son appareil photo, Rodic capture à travers les rues la faune londonienne dans toute sa splendeur : stylisé, original et avant-gardiste.
The Sartorialist
Blogueur: Scott Schuman
Endroit: New York
Description: Les années d’expérience dans le milieu de la mode de Schuman transparaissent à travers ses clichés à l’esthétique très léchée où on perçoit un look stylisé, très GQ.
Stil in Berlin
Blogueur: Mary Scherpe et Dario Natale
Endroit: Berlin
Description: Scherpe et Natale dresse un portrait du style de rue berlinois contemporain grâce à des cibles très diversifiées : du jeune hipster tout en noir à la famille dont tous les membres sont vêtu de fourrure, tout y passe.
The Pregnant Goldfish
Blogueur: Alison Cohen, Marilis Cardinal et Dane Gerus
Endroit: Montréal
Description: Des soirées Bondées à la S.A.T aux petits racoins du Mile-end, The Pregnant Goldfish présente la diversité mode montréalaise avec des looks parfois vintage, semi-punk ou bien totalement disjoncté.
Jak and Jil
Blogueur: Tommy Ton
Description: Divers clichés pris sur le vif en provenance de Paris, New York, Londres et Milan. Comme le dit Ton lui-même ‘’Here at Jak & Jil, everyday is fashion week.’’ Son objectif se pointe donc vers les éditeurs, stylistes, mannequins perçus aux défilés vêtus de fringues griffés de la tête au pied, et c’est le cas de le dire, car il est reconnu pour ses plans rapprochés des extravagantes chaussures portés par ces fashionistas.
Lookbook
Description : Proprement dit, Lookbook n’est pas un blog dans sa constitution même plutôt un collectif où les membres,principalement âgés entre 18-25 ans, sont appelé à partager des photos de leur look du jour. Malgré tout, étant devenu une référence dans ce domaine, il était impératif d’en faire mention dans cet article sur le streetstylin.
Prochaine édition : Tavi Gevinson, Prince Pelayo et autre fashionista qui partage états d’âme et coups de cœur mode sur leur blog!